programme d'ajustement structurel

Les pays en développement qui connaissent des problèmes financiers doivent s’adresser au Fonds monétaire international, surtout dans les années quatre-vingts et nonante. Très souvent, l’aide fournie est assortie d’un programme d'ajustement structurel imposé. Le but étant de rendre le pays en mesure de rembourser ses dettes.
Ces pays doivent toujours accepter une politique monétaire visant à dévaluer leur devise, à réduire drastiquement les dépenses publiques et à orienter tous les efforts économiques vers l’exportation.
Ces lourdes économies sapent souvent les soins de santé, l’enseignement et les subventions agricoles. En fait, on oblige ces pays à renoncer à toute politique socioéconomique et à oublier toute politique sociale.
La forte dévaluation monétaire rend la vie nettement plus coûteuse et augmente la dette en termes réels. En outre, lorsque vous imposez la même politique à presque tous les pays pauvres, vous les plongez tous ensemble dans une spirale concurrentielle descendante.
Joseph Stiglitz, lauréat du prix Nobel de l’économie en 2001 et ancien économiste principal de la Banque mondiale, a formulé de vives critiques à l’égard de cette politique du Fonds monétaire international. De manière très convaincante, il décrit dans son livre intitulé ‘Globalization and Its Discontents’ paru en 2002 comment le FMI impose à des dizaines de pays la pire politique économique imaginable. Le résultat est systématiquement le même: une crise économique nettement plus profonde qu’elle ne devrait l’être, nettement plus de chômage, de pauvreté et de perte de la production de prospérité.