Libéralisation

Souvent l’économie de marché accroît la concurrence et le niveau de productivité et améliore la qualité des produits ou services qui sont également moins chers. Mais le contexte actuel de la mondialisation a engendré une idée fixe : les marchés ne seront jamais être assez libéralisés, les échanges commerciaux doivent être libéralisés et la liberté économique doit être absolue. Ce courant de pensée ne fait qu’accroître la concentration du pouvoir économique dans les mains des toutes puissantes multinationales, force motrice de la mondialisation : notre économie se caractérise par une augmentation des économies d’échelle, la centralisation, l’homogénéisation et une approche technocratique. Revers de la médaille : les économies régionales ou locales perdent leur influence voire le contrôle sur la plupart des moyens de subsistance nécessaires, comme la production de nourriture ou l’apport énergétique. N’oublions pas que nous devons la réussite de nos économies de marché et de nos Etats providence aux pouvoirs publics qui imposent les règles du jeu à l’économie et au marché; des règles du jeu sociales comme des salaires minimums, la liberté syndicale et d’autres normes sociales mais également des règles écologiques voire démocratiques comme l’accès aux informations de l’entreprise essentielles pour les travailleurs.


Voir également Dérégulation, Marchés locaux et régionaux