There are no products in your shopping cart.
UNICEF recommande de ne pas appliquer les lois antiterroristes aux enfants
Dans le cadre de son rapport relatif aux « enfants poursuivis en tant que
délinquants terroristes du fait davoir participer à des manifestations »,
UNICEF Türkiye cite sept exemples pour justifier son argumentation. Le
contenu du rapport se base sur des observations découlant des visites
officielles dans les villes dAdana et de Hakkari effectués par des
représentants dUNICEF Türkiye et des représentants de la direction du
département ministériel des droits de lHomme. Cest surtout la modification
pénale de 2006 effectuée suite à laugmentation des confrontations autour de
la question kurde qui a été discutée parce que cette modification prévoit
des peines plus sévères à légard des enfants.
Bien que le gouvernement ait déjà déclaré quil comptait réformer cette
législation dans le cadre de son plan douverture démocratique, le débat
parlementaire à ce sujet a été reporté suite une récente attaque du PKK
contre les soldats turcs dans la ville de Tokat.
Dans son rapport, UNICEF Türkiye estime que la législation antiterroriste
turque porte gravement atteinte au droit à la vie des enfants et quil
convient dintensifier les mesures pour empêcher les cas de torture et de
maltraitance. Lorganisation internationale suggère dimportantes
modifications législatives (plus spécifiquement les articles 9 et 13 de la
loi antiterroriste) afin que les enfants puissent être jugés devant des
juridictions spécifiques traitant des affaires de la jeunesse, que les
enfants manifestant soient interpellés par les services de police normaux
(et non des équipes spécialisées dans la lutte antiterroriste), que les
enfants puissent immédiatement comparaître devant un procureur, que leurs
avocats puissent rapidement avoir accès aux dossiers, quil convient de ne
pas systématiquement envoyer une copie du réquisitoire aux écoles fréquentés
par les prévenus et que leurs familles soient immédiatement informées de
leur arrestation.
LUNICEF rappelle que la question kurde a une dimension politique, social et
économique et quil convient dès lors de trouver des solutions politiques,
sociales et économiques à cette question.
(FIN/Bianet/IPS/2010)





![Expand cart block. []](/sites/all/modules/ubercart/uc_cart/images/bullet-arrow-up.gif)












