There are no products in your shopping cart.
L'Europe se sécurise en utilisant des fonds de développement
ECHO a déjà investi quatre millions d'euros dans le programme Profile, un
projet de l'UNHCR lagence des Nations Unies pour les réfugiés. Le HCR a
déjà pu enregistrer depuis 2004 les empreintes digitales de plus de 2,5
millions de réfugiés dans une vingtaine de pays. Des réfugiés Afghans du
Pakistan qui sont retournés dans leur pays dorigine, l'organisation a
également conservé les images de l'iris. En collaboration avec la société
spécialisée en logiciel Microsoft, le HCR a également travaillé sur un
projet connexe baptisé ProGres chargé de stocker dans certains pays les
données biométriques des réfugiés dans un système informatique.
Selon l'ECHO, le soutien européen à ces initiatives s'inscrit dans le cadre
d'une méthode « innovante » visant à améliorer la réaction aux crises
internationales. Le HCR a fait remarquer que les données que lagence
recueille sont utilisées pour aider les réfugiés à disposer dune carte
d'identité. Ce système donnerait un accès plus facile à l'aide ou même au
travail afin qu'ils puissent mieux faire valoir leurs droits.
Mais les voix critiques déplorent que l'argent de laide européenne serve en
réalité à la collecte des empreintes digitales, une technique utilisée dans
le monde entier dans le cadre des enquêtes criminelles. «Si l'UE veut
financer des projets de sécurité, elle doit le faire avec le budget qui est
prévu pour cela », estime Ben Hayes de Statewatch, une organisation de
défense des droits de l'Homme en Europe.
Stigmatisation
Le HCR avait lui même précédemment mis en garde contre lusage des
techniques d'enquête criminelle dans le cadre du traitement du droit d'asile
et de migration. Cela pourrait conduire à la stigmatisation des réfugiés qui
subiraient dès lors un traitement injuste. L'organisation internationale
avait par exemple critiqué l'évolution d'Eurodac, un système européen pour
l'utilisation des empreintes digitales qui avait pour but dempêcher au
demandeur dasile de tenter sa chance dans plusieurs pays. Lannée dernière,
la Commission européenne a autorisé laccès à la police dans l'UE aux
empreintes digitales.
Gilles Van Moortel, le porte-parole du HCR à Bruxelles, a déclaré que son
organisation a établi des directives claires qui devraient empêcher la
police d'accéder aux données collectées. "Lenregistrement que nous faisons
sert juste à améliorer la protection internationale des réfugiés."
Selon Ben Hayes de Statewatch, cette garantie na aucun sens. "Si de tels
systèmes se développent, ils exercent un attrait irrésistible pour la
police".
(FIN/IPS/2010)





![Expand cart block. []](/sites/all/modules/ubercart/uc_cart/images/bullet-arrow-up.gif)












