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Les défenseurs des droits humains plus fréquemment pris pour cible par les gouvernements
Selon lorganisation HRW, les attaques contre les défenseurs des droits de
l'Homme sont devenues plus subtiles. Ainsi des poursuites politiquement
motivées sont souvent présentées comme étant un acte d'accusation pénale, il
est aussi souvent question de censure émanant des régimes en apparence
neutres ou encore le financement des organisations est bloqué pour des
raisons politiques.
De telles manuvres constatées ne se limitent pas aux Etats autoritaires
comme la Chine, Cuba, la Birmanie ou l'Érythrée, indique le rapport. Même
des pays réputés démocratiques comme le Sri Lanka, la Colombie ou Israël
prennent des mesures pour rendre plus difficile le travail des organisations
des droits de l'Homme.
Russie
En 2009 la Russie était le pays leader des actes violents - parfois
mortelles contre les défenseurs des droits de l'Homme, en particulier en
Tchétchénie. La responsabilité de ces actes meurtriers a souvent été
attribuée à des "inconnus" et des enquêtes judiciaires plus approfondies
nont jamais abouties.
Parmi les autres pays où des militants des droits humains ont été
assassinés, « portés disparus» ou gravement harcelés, on retrouve le Kenya,
le Burundi, le Sri Lanka, lAfghanistan, la Malaisie, l'Inde, l'Ouzbékistan
et le Yémen.
Parmi les pays où les défenseurs des droits humains ont été ouvertement
attaqués par les autorités publiques, on retrouve Cuba, le Vietnam, l'Iran,
l'Arabie saoudite, la Syrie et le Cambodge. Dans d'autres cas, comme en
Colombie, au Venezuela, au Nicaragua et au Sri Lanka, les gouvernements ont
« simplement » exprimé des menaces contre des militants.
Les régimes autoritaires comme ceux en Erythrée, en Corée du Nord et au
Turkménistan, la situation est tellement répressive que les organisations
des droits humains ne sont même pas en mesure d'opérer ouvertement. Dans
d'autres pays comme en Chine et au Soudan, les bureaux des organisations de
droits de l'Homme sont régulièrement fermés par les autorités.
Etats-Unis
Le directeur de Human Rights Watch, Kenneth Roth, a exprimé dans la
présentation du rapport ses déceptions à légard du gouvernement du
Président américain Barack Obama. Bien que Roth concède une amélioration
notable dans la rhétorique présidentielle en matière de droits humains par
rapport à son prédécesseur George W. Bush, le directeur de HRW souligne
quen pratique les améliorations sont très peu visibles. Ces améliorations
auraient été plus visibles si les Alliés avaient mis la pression sur les
pays du monde arabe pour les forcer à entamer des réformes démocratiques ou
sur le gouvernement russe lobligeant à poursuivre les enquêtes sur les
meurtriers de militants de droits humains.
(FIN/IPS/2010)





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